Se préparer aux questions type, anticiper les questions piège, et ne rien ignorer des questions interdites... Conseils pour ne pas être passé à la moulinette des recruteurs!
Une préparation à toute épreuve
Une bonne connaissance de son curriculum vitae, la préparation à un certain nombre de questions génériques et l'anticipation de questions ''pièges'' évitent les réponses hasardeuses. Pour bien vous préparer, simulez la scène de l'entretien avec un ami, muni du CV, de l'offre d'emploi et d'une liste de questions pour apprendre à gérer le face-à-face.
Entraînez-vous à répondre à tous types de questions:
questions ouvertes ("Parlez-moi de vous") illustrées par des exemples,
questions fermées ("Quelle rémunération souhaitez-vous percevoir?") auxquelles une réponse précise s'impose,
questions en langue anglaise si l'annonce le précise.
Questions type et questions typées
L'entretien comporte généralement des questions type concernant la personnalité du candidat (milieu familial, vie extra-professionnelle, tempérament), sa formation (choix des études, étendue des connaissances), son expérience (analyse du parcours, gestion de la carrière) et son adéquation avec le poste proposé (connaissance de l'entreprise et du poste, qualités professionnelles).
Si apporter une réponse à toutes les questions est une preuve de la pertinence de sa candidature, savoir décoder les requêtes implicites du recruteur permet de mettre ses points forts en avant. Ainsi la question: "Aimez-vous travailler en équipe?" vise à vérifier l'aptitude et l'expérience d'un candidat pour ce type d'organisation du travail. Les questions particulières (ex.: "Que pensez-vous de la décoration de mon bureau?") ont pour but de tester la maîtrise de soi, la capacité du candidat à rester naturel et à donner simplement son avis.
Questions "piège" ou interdites
Les questions "pièges" visent à vérifier une information fournie précédemment au cours de l'entretien ou à tester la résistance au stress face à un sujet personnel. Ne paniquez surtout pas: abordez-les avec courtoisie, en reformulant la question pour vous donner le temps de la réflexion.
Selon la loi, seules les informations liées à l'appréciation de la capacité du candidat à occuper un emploi, et ses aptitudes professionnelles peuvent être formulées. Celui-ci peut donc refuser d'aborder un sujet personnel, voire y apporter une réponse fausse.
Sont interdites les questions discriminatoires portant sur la race, le sexe, les mœurs, la situation de famille, l'état de santé, le handicap, la religion ou la nationalité. L'employeur n'a pas non plus le droit de questionner une candidate sur son état de grossesse, ou d'exiger la communication d'un dossier scolaire. Enfin, il est nullement interdit et fortement conseillé de réagir aux propos du recruteur par des questions appropriées.
Plus d'infos: 500 réponses aux questions des recruteurs, Céline Manceau, Ed. L'Etudiant.