Calculez vos revenus
L'un des principaux avantages de l'intérim consiste en une rémunération généralement plus avantageuse que celle d'un CDI classique.
Le salaire de base
En théorie, il doit être au moins égal à celui que percevrait, après la période d'essai, un salarié de l'entreprise de qualification, d'expérience et de fonction similaires. Si vous débutez, vous ne toucherez pas autant que l'assistante expérimentée que vous remplacez. Par ailleurs, vos heures supplémentaires seront payées ou vous donneront droit à un repos compensateur.
Les primes et indemnités contractuelles
Au salaire de base peuvent s'ajouter des primes et indemnités. Vous pouvez, par exemple, toucher une prime d'ancienneté, un treizième mois, un intéressement au résultat, etc., et avoir accès aux installations collectives (cantine, parking...). Référez-vous à la convention collective ou aux usages en vigueur dans la société pour définir les éléments qui composent votre salaire. Des forfaits pour la nourriture, le transport ou le logement sont également susceptibles de vous être versés par votre ETT, si votre mission le justifie.
Les indemnités légales
L'indemnité de congés payés
En contrepartie de l'absence de vacances, vous percevez une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), équivalente à au moins 10% de votre rémunération totale. Vous pouvez malgré tout bénéficier, sur justification, d'une autorisation exceptionnelle d'absence (mariage, naissance, etc.).
L'indemnité de fin de mission
Originalité de l'intérim, l'indemnité de fin de mission (IFM) est destinée à contrebalancer la précarité de votre emploi. Elle correspond à 10 % de la rémunération totale brute et vous est versée au terme de la prestation, sauf en cas de:
- Rupture du contrat à votre initiative
- Faute grave de votre part
- Force majeure
- Contrat de mission formation
- Embauche en CDI à l'issue de la mission par l'entreprise qui vous employait.
Les prestations et avantages sociaux
L'intérimaire peut prétendre, en théorie tout au moins, aux mêmes droits qu'un "salarié classique". Mais le caractère éphémère des contrats dû à la précarité des emplois occupés peut avoir des conséquences sur la vie quotidienne.
La protection sociale
En tant que travailleur temporaire, vous êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale et bénéficiez des prestations de la Caisse d'allocations familiales. Vos droits dépendent, bien évidemment, des heures de travail effectuées, de vos revenus, etc. Votre ETT doit, de plus, vous affilier à une caisse de retraite complémentaire.
Les aides ponctuelles
Votre statut précaire peut, en revanche, limitez votre accès à la location ou à l'achat immobilier, ainsi qu'aux prêts bancaires. Afin de résoudre ces difficultés, les organisations syndicales et l'organisation patronale du secteur ont créé, en 1992, une association à but non lucratif: le Fonds d'action sociale du travail temporaire (FASTT). Celui-ci propose une gamme de services, soumis à des conditions de ressources et d'ancienneté dans la profession: mutuelle complémentaire (accessible dès la première heure de mission), prêt à la consommation, aide à l'accession à la propriété, avance de dépôt de garantie... Vous pouvez le joindre au 0 800 28 08 28* ou sur www.fastt.org.
L'allocation chômage
Votre indemnisation dépend de votre ancienneté, de votre salaire, de votre âge, etc. À l'issue de votre mission, l'ETT doit vous remettre une attestation de travail, nécessaire pour vous inscrire comme demandeur d'emploi. Prenez néanmoins vos précautions: vous ne toucherez pas immédiatement vos allocations, du fait du délai de carence pris en compte par l'Assédic. Si on vous confie une nouvelle mission en cours d'indemnisation, vous pourrez, sous certaines conditions, continuer à percevoir une partie de votre allocation.
* Appel gratuit à partir d'un poste fixe
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