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© iStockphoto.com/Amanda Rohde

Penser aux avantages sociaux

Face à un blocage, plusieurs positions de repli peuvent en effet être envisagées. La plus simple: penser aux avantages sociaux.

Laurence Estival | Office Mag | Publié le 17/08/2009

De la traditionnelle voiture de fonction au Cesu (Chèque emploi service universel) lancé en 2006, en passant par les multiples déclinaisons de l’épargne salariale, les assurances santé et les produits de prévoyance (décès, dépendance, handicap…) ou les cotisations à des clubs très selects qui favorisent le networking, la liste de petits "plus" pouvant s’ajouter aux salaires ne cesse de s’allonger. Certains cadres (ou employés qualifiés) peuvent aussi négocier de dégager du temps libre pour donner des cours dans des universités ou des organismes de formation (privés ou publics comme les Greta). Une opportunité pour arrondir ses fins de mois mais aussi promouvoir la société auprès des futures recrues… Les employeurs ont d’ailleurs de plus en plus tendance à privilégier le terme de "rémunération globale" qui englobe ces différents éléments et leur permet de couper court aux revendications salariales de leurs collaborateurs… Dans certaines entreprises, comme BNP Paribas, ces avantages peuvent en effet représenter jusqu’à 25 % des dépenses de personnel.

 

Les avantages "immédiats"

Tous ces dispositifs n’ont pas les mêmes incidences sur sa feuille de paie. Les Cesu comme les tickets restaurant génèrent des revenus supplémentaires rapidement : en donnant la possibilité à ses salariés de bénéficier de 50 Cesu de 15 euros par an (dont elle finance une partie comprise entre 2 et 10 euros), La Poste estime que ce "coup de pouce" peut atteindre jusqu’à 500 euros par an et par salarié. Les tickets restaurant représentent pour leur part 1 300 euros en moyenne par an et par salarié quand les actions des comités d’entreprise de certaines entreprises du CAC 40 oscillent entre 800 et 1 000 euros par an et par salarié.

 

Les avantages "différés"

D’autres avantages constituent en revanche un pouvoir d’achat différé: les sommes versées par le salarié et abondées par l’entreprise sont en effet gelées pendant un certain nombre d’années pour les Plan d’épargne entreprise (PEE) ou les Plan d’épargne retraire collectif (Perco), même si le législateur prévoit la possibilité de récupérer la mise avant terme dans certains cas. La revente des actions gratuites que des sociétés, à l’image d’AXA, distribuent à leurs collaborateurs est plus incertaine: impossible de connaître à l’avance leur valeur qu’elles auront au moment où les salariés voudront les revendre…

 

Comme pour les heures supplémentaires ou le rachat des RTT (voir encadré), bénéficier de ces avantages ne dépend que partiellement des salariés. Encore faut-il en effet que leur entreprise propose ces différents dispositifs. Si ce n’est pas le cas, les collaborateurs peuvent toujours se rapprocher des comités d’entreprise. Obtenir gain de cause prendra sans aucun doute un certain temps…

 

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Epluchez les mesures administratives

Depuis un an, diverses lois permettent aux salariés désirant travailler plus de redonner des couleurs à sa feuille de paie.
En octobre dernier, la loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (Tepa) est entrée en vigueur. Elle facilite le recours aux heures supplémentaires pour les employeurs et rend le dispositif intéressant pour les salariés: le travail supplémentaire est en effet rémunéré 25 % de plus. En outre, il est exonéré de cotisations sociales et déductible, sous condition, de son revenu imposable. En février dernier, une nouvelle loi a par ailleurs permis aux salariés de demander le rachat de leurs RTT. Majorées comme les heures supplémentaires de 25 %, ces sommes ne sont pas non plus imposables. Sur le même principe, les jours de congés sont également monétisables. Si le salarié peut demander à son employeur de bénéficier de ces mesures, celui-ci n’est pas en revanche obligé d’accepter… La dernière loi adoptée par le Parlement fin juillet prévoyant de modifier le temps de travail et donc de dépasser les 35 heures hebdomadaires nécessitera un accord d’entreprise…

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