DOSSIER
Il ne suffit pas d'être titulaire d'un diplôme ou d'un titre pour être un bon assistant, évoluer vers ce statut ou transformer votre période d'essai en contrat définitif. Souvent, l'écart entre ce que l'on a appris en formation (ou en cours) et les attentes des entreprises est réel. Êtes-vous en phase avec les besoins de votre entreprise? Peut-on vous déléguer du travail? Pouvez-vous prendre des initiatives à bon escient? Auditez vos compétences en quatre temps.
Agnès Taupin | Office Mag | Publié le 05/11/2008
1 - Faites le point
Listez l'ensemble de vos missions sur une journée, une semaine ou un mois type et inscrivez, au regard, vos degrés d'autonomie à l'aide des items suivants:
+ si vous êtes totalement autonome;
+ ou - si vous êtes semi-dépendant d'une tierce personne (collègue ou manager);
- si la tâche est complètement contrôlée (en amont et en aval).
2 - Mesurez votre degré d'autonomie
"Être ou ne pas être. Telle est la question". Êtes-vous un employé de bureau au potentiel d'assistant ou un assistant relégué au rang d'employé de bureau?
Au moins 80 % de vos missions sont réalisées en totale autonomie. On vous fait confiance, il est temps d'évoluer et de développer d'autres compétences.
Environ 50 % de vos missions sont réalisées sous le contrôle d'au moins une personne. Il est temps de faire le point, de vous affirmer ou de renforcer vos connaissances pour vous imposer et gagner en autonomie.
Vous êtes maintenu(e) sous perfusion et on vous laisse peu d'autonomie. Que se passe-t-il? L'heure est venue de relever vos points forts et vos points faibles pour redresser la situation ou progresser.
3 - Auditez votre façon de travailler
Observez, le plus objectivement possible, vos méthodes de travail. Êtes-vous autonome ou non? Quelles sont vos forces (ex.: "on me confie toujours la rédaction des documents stratégiques car mon orthographe est sûre", "on s'adresse à moi pour tous les travaux créatifs car j'ai de l'imagination", etc.) et vos faiblesses (ex.: "je dois souvent refaire ou compléter certains travaux faute d'avoir su ou pu demander des précisions").
4 - Relevez les écarts
Observez maintenant le travail de vos managers directs. Pourraient-ils vous déléguer certaines missions? Selon vous, pourquoi ne s'adressent-ils pas à vous? L'un d'entre eux a-t-il déjà sollicité votre aide? De quelle(s) mission(s) s'agissait-il? Comment s'était déroulée cette collaboration? Attention, restez objectif. Il ne s'agit pas ici de dresser un procès d'intention de la situation mais d'isoler la raison d'un probable blocage ou les compétences à acquérir (ex.: "le travail était bien fait, mais j'étais moins rapide que lui"; "d'après lui, il a du tout refaire, mais il ne m'a rien dit d'autre"; "tout s'est très bien passé et les salariés ou la direction ont salué mon travail. Cette situation a dû le vexer car depuis, il ne me confie plus aucune mission intéressante").