Le sans-gêne
Très désordonné, il vous sollicite sans vergogne à tout bout de champs, sans paraître se soucier du dérangement et de la perte de temps qu'il provoque. Vous êtes sa mémoire, son dépanneur attitré, sa secrétariat particulière: "t'as pas vu mon dossier?", "t'as une agrafeuse à me prêter?" ou "si mon client appelle, dis-lui..."
Inutile de lui faire "la morale", il n'en aurait cure puisqu'il s'agit de son fonctionnement spontané. Décidez de lui opposer un refus poli mais net jusqu'à ce qu'il réalise enfin que vous n'êtes pas à son service et que vous ne lui devez rien! Contentez-vous d'un bref "Non, désolé!", puis, s'il insiste: "Excuse-moi! Je dois me concentrer...", accompagné d'un sourire de remerciement. Ou bien encore: "Ce sera malheureusement impossible, je m'absente aussi..."
L'agité permanent
Remonté comme une pendule, il court toute la journée dans tous les sens, vous empêche de vous concentrer et vous donne le tournis... Pour l'inciter à se calmer et à relativiser, vous lui suggérez quelques solutions, ou vous le soulagez même parfois de certaines tâches (le pauvre, il a tant à faire, il vous fait pitié). L'ennui, c'est que personne ne sait vraiment après quoi il court sans cesse, pas même lui...
Occupez-le ! Son agitation et son brassage d'air répondent à son tempérament et sa difficulté à se concentrer et s'organiser. Il s'enferme dans un cercle vicieux: n'y entrez pas vous aussi! Éloignez-le du bureau si vous le pouvez en lui déléguant des tâches physiques absorbantes ou des déplacements... à l'autre bout des locaux. Proposez et fixez un ordre de priorités absolues (faites-vous appuyer par votre hiérarchie) et canalisez son énervement par des paroles rassurantes et une attitude ferme: "bravo, tu as bien avancé! Maintenant, passons à la suite...".
Le mauvais esprit
C'est plus fort que lui! Toute situation fait systématiquement l'objet de ses commentaires acides ou de ses propos défaitistes. Il passe son temps à soupirer ou à ronchonner, et vous n'en pouvez plus du fond sonore de grommellements qu'il vous inflige. Rien ne trouve grâce à ses yeux.
Inutile de le reprendre, vous n'arriverez pas à lui faire voir "le bon côté des choses" en quelques minutes. Pire, il redoublera de récriminations, vous accusant de ne pas le comprendre! Aux grands maux, les grands remèdes: dès que possible, protégez vos tympans (boules Quiès, écouteurs). S'il y en a un, faites appel au "joyeux luron" de l'équipe (cf. l'article "Les chronophages"). Pour lui donner une leçon, décidez d'une journée "les casse-pieds sont parmi nous": couvrez systématiquement les décibels de ses critiques par les vôtres, laissez sonner le téléphone, parlez le plus fort possible, faites bonne mesure en claquant trois tiroirs et deux portes... Enfin, annoncez en souriant que dorénavant les ronchons devront s'acquitter d'une amende pour alimenter la cagnotte générale.