Ni l’un, ni l’autre! Les fondateurs d’ISO ont opté pour ce terme dérivé du grec isos qui signifie "égal".
Il s’écrit toujours en majuscule. Néanmoins, il peut être suivi du symbole de copyright placé en exposant (comme ceci: ISO®).
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Ces termes vous sont familiers ? Découvrez comment ces labels de qualité peuvent permettre à votre entreprise de faire reconnaître ses bonnes pratiques.
Agnès Taupin | Office Mag | Publié le 28/01/2009
L’ISO, une organisation au service des entreprises
Si, dans votre esprit, l’ISO est une procédure de certification ou le nom d’un organisme certifiant, vous vous trompez. Il s’agit d’une organisation internationale de normalisation créée en 1947 à Genève en Suisse. Elle regroupe, à ce jour, 157 organisations nationales; l’Afnor y représente la France en qualité de comité membre.
• Son principal objectif? Permettre aux entreprises de développer, fabriquer et fournir des produits et services plus efficaces, plus sûrs et plus écologiques.
• Son challenge? La création de normes internationales utiles aux entreprises, aux gouvernements et à la société en général.
• Son mode opératoire technique? Toute norme ISO capitalise la somme des informations validées sur un sujet par un comité technique. Ce dernier est composé d’experts appartenant aux secteurs industriels, techniques et économiques à l’origine de la demande de normalisation. Ce collège d’experts peut être complété par des spécialistes (représentants d’agences gouvernementales, de laboratoires d’essais, d’associations de consommateurs, de spécialistes de l’environnement et de chercheurs évoluant en milieu universitaire).
Des normes au service des hommes
Tout comme les lois et règlements cadrent les droits et devoirs de chacun, les normes (et les certifications qui en découlent) garantissent la fiabilité des produits ou services conçus ou proposés par ou pour les entreprises. Sans vouloir tout normaliser, il est nécessaire de prendre conscience de l’importance que revêt tout processus de normalisation.
• Tout client d’un service ou d’un produit (fini ou intermédiaire) est le bénéficiaire direct de toute(s) norme(s) ayant permis de le concevoir puis de le commercialiser. Au-delà de cette représentation, et très schématiquement : les normes de spécifications garantissent la conformité, la compatibilité et la sécurité des produits; les normes d’organisation décrivent, quant à elles, le fonctionnement des entreprises certifiées.
• Tout fournisseur certifié s’engage à respecter le (ou les) référentiel(s) pour le(s)quel(s) il a accompli les démarches de certification. Cette reconnaissance lui impose des devoirs: strict respect des procédures, contraintes de qualité, etc. En contrepartie, il crédibilise l’activité et contribue au développement de son chiffre d’affaires (par exemple, en permettant aux entreprises inscrites dans cette démarche de travailler avec des sociétés qui exigent que leurs propres fournisseurs ou sous-traitants soient certifiés).
Des normes classées par familles
Parce qu’elles sont omniprésentes, il est important de connaître le contenu des normes ISO.
• L’ISO 9000 traite du management de la qualité. Elle concerne tout type d’entreprise et représente la somme des bonnes pratiques indispensables pour piloter une activité.
• L’ISO 9001:2000 détaille les exigences relatives au management de la qualité quand l’organisme doit confirmer son aptitude à fournir un produit conforme aux exigences des clients et des réglementations applicables. D’autre part, elle vise à augmenter la satisfaction des clients par l’application de ces processus.
• L’ISO 9004 traite des systèmes de management de la qualité. Il apporte les lignes directrices indispensables à l’amélioration des performances.
• L’ISO 14001: 2004 traite du management environnemental. C’est-à-dire, de toutes les normes et actions mises en œuvre pour réduire les activités nuisibles à l’environnement et favoriser le développement durable.
Pour information, même lorsqu’il décrit un processus industriel, le contenu d’une norme est protégé par les droits de propriété intellectuelle.
Des certifications pour confirmer le respect des normes
Les procédures liées à une démarche de certification valident les processus qui ont permis d’obtenir le produit ou le service certifié et non pas la qualité de celui-ci.
Une certification ne garantit donc pas "zéro défaut" mais elle cherche, à travers les procédures mises en place, à diminuer voire à supprimer tout grain de sable qui pourrait enrayer la machine. Néanmoins, et pour les entreprises évoluant dans un secteur où la sécurité n’admet aucune négligence (sanitaire, finance…), les contrôles sont au cœur du système et la tolérance zéro est de mise.
Toute certification est délivrée pour trois ans et un audit de qualité précède tout renouvellement. La certification et les audits sont assurés par des organismes certificateurs indépendants de l’organisme créateur des normes. En France, et pour l’ISO, les certificateurs sont eux-mêmes accrédités par le Comité français d’accréditation (Cofrac).
Ni l’un, ni l’autre! Les fondateurs d’ISO ont opté pour ce terme dérivé du grec isos qui signifie "égal".
Il s’écrit toujours en majuscule. Néanmoins, il peut être suivi du symbole de copyright placé en exposant (comme ceci: ISO®).
L’ISO n’est pas le seul organisme créateur de normes en Europe et dans le monde. Certaines entités, comme l’Afnor (Association française de normalisation) ou la CEI (Commission électronique internationale), contribuent elles aussi à l’élaboration de normes. De plus, il existe d’autres organismes de regroupement, comme: le CEN (European committee for standardization) en Europe, ou l’organisme de coopération en matière de normes mondiales (WSC) aux États-Unis, lui-même formé par la CEI, l’ISO et l’UIT (Union internationale des télécommunications).