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Travail d'équipe
C'est la question provocatrice que nous pose Steelcase, leader mondial du mobilier de bureau afin de mieux pointer du doigt les évolutions de cette pratique à double tranchant.
B. Masson | Publié le 01/07/2011
La réunionite reste un mal très français, mais elle n'est plus ce qu'elle était !
« La taille des séances de travail a évolué : de 10 à 15 personnes en moyenne il y a une dizaine d'années, les réunions se font aujourd'hui plutôt par petits groupes de 2 à 4 personnes et de manière plus informelle », analyse Catherine Gall, directrice recherche et prospective de Steelcase France.
Ce qui n'empêche pas de formuler trois grands reproches aux réunions à la française : d'abord leur coût important (salaires des personnes présentes, démotivation face à la multiplication des réunions) ; ensuite leur peu d'intérêt, faute de préparation de la part des participants et de l'absence des personnes clés ; enfin la perte de temps occasionnée.
« Mais selon une enquête menée par la société 3M en interne, 26 % des réunions permettent de prendre une décision importante. C'est donc un vrai levier de travail », estime Catherine Gall.
Le travail évolue
La question ne serait donc pas de savoir s'il faut tuer les réunions, mais plutôt de se demander comment faire émerger de l'échange et de l'intelligence collective entre salariés.
Avec l'augmentation de la mobilité, du travail à distance des équipes, et si la fonction première des locaux de l'entreprise était justement de servir à ces échanges ?
Tout le reste peut être aussi bien conduit, sinon mieux, de chez soi. Pour les réunions formelles une salle dédiée où l'on rapproche l'écran des participants, où chacun peut prendre la main, s'impliquer. Pour les réunions informelles, des espaces assis type sofa ou debout, type bar.
L'assistante, grande gagnante
Et les assistantes dans tout cela ? Au sein de son « worklife », à la fois siège de l'entreprise et espace de démonstration en conditions réelles, Steelcase soigne particulièrement le personnel « sédentaire », lui réservant les espaces les plus lumineux tout en veillant à placer les assistantes à proximité des espaces informels afin que chacun puisse communiquer avec l'assistante lorsqu'il est de passage.
Le mobilier s'adapte évidemment à la nouvelle donne. L'entreprise de demain renforcera donc l'assistante dans son rôle de plaque tournante au sein de l'entreprise. Tant mieux !