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Les clés de la communication d'entreprise

Communiquer, comment et pourquoi?

Bien communiquer implique d’avoir une bonne connaissance de sa société, son image et ses valeurs. Voici trois questions à se poser avant de lancer tout plan de communication.

Gabrielle Kane | Publié le 27/11/2011

1. Qui communique dans l'entreprise?

Le premier porte-parole d'une société est par définition le président ou le directeur général de cette société. Acteur central de la stratégie d'entreprise, il est celui qui valide toutes les décisions importantes de l'entreprise. Il a donc toute légitimité à s'exprimer en public ou à parler à la presse lors d'une actualité qui concerne sa société. En interne, le président ou le directeur général est souvent épaulé par des services dédiés à la communication. Ceux-ci lui sont d'ailleurs directement rattachés la plupart du temps. Mais ce dispositif est surtout vrai dans les grandes entreprises.

 

Dans les PME, c'est souvent l'adjoint ou l'assistant du directeur général qui supervise les actions de communication menées par la société. Sortes de "Mac Gyver" de la communication, ils doivent lancer des opérations avec très peu de budget et une vague maîtrise des outils de communication. Ils sont d'ailleurs le principal public des organismes de formations. Cette activité stratégique pour l'entreprise vient s'ajouter à leurs autres fonctions et ces assistants se plaignent souvent du peu de temps qu'ils peuvent lui consacrer.

 

2. Quelle est l'image de votre société?

Vous devrez tout d'abord vous interroger sur l'image que renvoie votre entreprise. Est-elle justifiée? Auprès de quelle catégorie d'individus est-elle la plus présente? Par quels moyens ou canaux circule-t-elle? Autant de questions essentielles pour bien connaître les valeurs fondatrices d'une société. L'objectif: mieux cibler les publics et médias destinataires de sa communication. Car la culture d'entreprise n'est pas qu'une notion de communication interne. Au contraire.

 

Informations commerciales, techniques, administratives, financières et sociales: vous devrez être attentif à l'ensemble des documents diffusés par la société pour communiquer au mieux vos messages et anticiper ainsi les conséquences de la publication de ces informations. En quoi telle ou telle donnée va avoir de l'influence sur la perception de ma société ou en modifier son image? Lors d'une prise de parole de l'entreprise, il faut donc tâcher de rester crédible et authentique face à ces différents interlocuteurs. Pour aller plus loin dans cet état des lieux, il est possible de lancer un audit interne et externe. Cette remise à plat globale vous aidera à mieux pointer les points faibles de votre société, notamment vis-à-vis de la concurrence. Ainsi, cet audit vous permettra de mieux définir vos objectifs et vos cibles, surtout si votre entreprise n'a pas fait la démarche d'informer sur son activité depuis longtemps.

 

3. Sur quoi communiquer?

Il n'y a pas une communication d'entreprise mais plusieurs. Autrement dit différentes façons de faire parler d'elle. La communication publicitaire et la communication institutionnelle sont les prises de paroles les plus fréquentes.

 

La communication publicitaire a une visée commerciale: à travers l'expression et la présentation de l'entreprise, il s'agit de faire vendre des produits et des services. Elle permet aussi de se mettre en valeur face à la concurrence.

 

La communication institutionnelle est basée sur les valeurs de l'entreprise, sa culture, ses actions sociales ou éthiques... La communication économique et financière, de recrutement, de crise ou sociale en font partie. La communication institutionnelle est donc très importante car elle se situe à la frontière entre l'interne et l'externe. Elle a une influence sur le personnel de l'entreprise comme sur les publics extérieurs à celle-ci. Il faut à tout prix la maîtriser dans sa globalité. Ainsi, méfiez-vous des nouveaux espions de l'entreprise: Internet, téléphones mobiles et mini-caméras sont autant de portes de sortie vers l'extérieur pour les informations confidentielles. Restez extrêmement vigilant.

  


N’oubliez pas "l’éthique"

Démarches en faveur de l'insertion des jeunes en difficulté, projet humanitaire: la communication éthique reflète directement les valeurs véhiculées par l'entreprise et n'a pas de but commercial...

 

Cette communication sociale a le vent en poupe. Résultat, 55% des sociétés intègrent aujourd'hui l'éthique et le développement durable dans leur communication.

 

Mais il s'agit souvent d'une communication discrète. Ainsi, l'entreprise Kodak réutilise depuis longtemps 85 % des pièces de ses appareils photos jetables, les autres composants étant recyclés. Toutefois, cette société ne communique pas sur cette éco-conception, préférant axer sa publicité sur l'aspect pratique du produit. Mettre en lumière ces actions sociales ou éthiques reste en effet très délicat. Le risque est bien sûr de faire passer ses actions pour de la publicité gratuite au bénéfice de l'entreprise.

 

Véracité, modestie et cohérence doivent être les maîtres mots d'une communication sociale qui devrait être plus fortement mise en valeur dans les années à venir. Enfin, il ne faut pas ménager l'impact de la communication éthique en interne. Les projets sociaux sont généralement fédérateurs pour le personnel.

 

 

 

Il faut anticiper la crise!

"La communication de crise est difficile à assumer car elle suppose que l'entreprise accepte de communiquer sur ses faiblesses".

 

Les conseils de l'agence Com2crise, spécialisée dans le coaching en communication de crise. « Anticiper un incident est un enjeu majeur pour les entreprises. La première étape est d'évaluer les risques inhérents à sa société. Le voisinage d'une industrie à risque, une défaillance technique ou humaine, une rumeur, une catastrophe naturelle...

 

Tout est à envisager. Dans un second temps, réunissez autour d'une table un comité de direction élargi qui constituera la future cellule de crise. Enfin, il convient de nommer les futurs porte-parole car garder le silence durant une crise est la pire des choses à faire.

 

S'expliquer évite bien des accusations. Enfin, n'oubliez jamais qu'une crise se gère à la fois en interne et en externe. Les salariés de la société en sont les premiers porte-voix, ils doivent donc être tenus informés de ce qui se passe. D'autant qu'ils pourront également être sollicités par les médias à leur sortie de l'entreprise."

 

Murielle JOUAS Agence Com2Crise

 

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